World forum 2012 3/3

So here we are for my third and last article about the World Forum for responsible economy in Lille 2012.
This time I will report the conference “The third industrial revolution : renewable energies”.
This conference was split in three parts :
– Energetic mix in Roquette (biochemistry, potato starch specialist)
– Negawatt and network optimisation by Mr.Jaquin of Schneider Electrics
– Energetic revolution in Brasilia by Mr.Rielly of Renovaveis

Energetic mix : the future

Roquette is a french company specialised in the treatment of potato starch and its chemistry.
The company started thinking about renewable energies when  it came out that the source of all energies in the world is biomass and starch is the most flexible biomass product. It can be used as a way to produce polymers, energy (our body consume starch to live)… So what does Roquette do to include biomass -and other renewable energies- into its consumption?

Mr Roquette takes the example of his factory in Alsace – East of France- that has reduced its consuption of gas of 25% and in fine it gas has to be only 20% of the consumption of this factory. It is not enough. CO2 is released by the very production of starch. The factory found one solution : Almost 50% of carbon gas is sent to a tomatoe hydroponic cultivation that needs that gas !

About electrical production, it is assured by two sources : a wood unity -which is fed by the underused local forest- and a geothermal plant.

As a conclusion, Mr Roquette underlines a simple figure : From one provider -with nuclear, fuel and gas production (EDF)- Roquette opened to more than 10 (wood , water, farmers…). It has several pros. First of all : it is local, not centralized. Roquette saves so much because there is less inline loss. Moreover, it reduces the risk of a cut.

Mr Roquette concluded his talking with a proposition : what if the European Union took the head of industrial projects that deal with energy sources by applying an old mecanism that consist in deducting when we import (with tax) and giving back when we export (subvention)?

Negawatt in France and expansion in Brasilia?

Mr.Jaquin and Mr Rielli introduced us about two totally different situations :
In France -and more generally in Europe- we’re making huge efforts to reduce our consumption because it becomes very difficult to pay hydrocarbons, and winter peaks are hardly handled by the network.
In Brasilia, everything is growing up, especially middle class. Something that can look weird to us is that the first purchase of a new middle class familly is… a fridge.
That means an exponential consumption and even if Brasil has ressources, this power has to be provided as soon as possible. As a consequence, renewable energy are a choice that they are forced in because they are local whereas nuclear plants are centralised.

Conclusion

This world forum was really focused on the ideas J.Rifkin developps in his book “the third industrial revolution”, the need of energetic driving by information was the main idea. I think the best conclusion I can bring is just “we have to make it plural” : more technologies to produce, to save, to share… Centralism, monopoly and specialisation are not welcome in the 21th century.

Compte rendu du world forum 2/3

Nous voici donc au début de la seconde partie de mon compte rendu du 6ème world forum de lille sur l’économie responsable. Je m’intéresserai aujourd’hui à la conférence donnée par M.Didier LEROY, CEO de TOYOTA Europe intitulée Troisième révolution industrielle : les transports.

La technologie hybride : économie, modularité, performance

M.Leroy commence sa conférence sur un constat : les constructeurs automobile sont des pures produits de la seconde révolution industrielle, pas de la troisième, encore à venir. Leur business model n’en est que plus impacté.

Pourtant, avec le programmePrius,voiture hybride sortie en 1997 pour le premier modèle, Toyota (et les constructeurs concurrents, PSA en particulier) voit s’ouvrir devant elle la porte de la troisième révolution industrielle.

Au départ, la technologie hybride devait être un hommage aux accords de Kyoto en 1997 et surtout -alors que la courbe du prix du pétrole de cessait de monter- une promesse de consommer moitié moins d’essence.

A l’aune des nouveaux moteurs, à la fois plus petits, plus perfectionnés, mieux construits peut être et qui produisent bien moins qu’avant, ces 50% semblent être surtout marketting. Mais à l’époque c’était une révolution, tant et si bien qu’avec la troisième version de la Prius peu importe qu’elle soit rechargeable ou non, en comparant aux moteurs actuels, le véhicule consomme 66% de moins. Je ne connais pas les chiffres de l’hybride diesel de Peugeot, mais ils ne doivent pas être loin du compte.

La technologie hybride ne se résume pas à un moteur essence et un moteur électrique qui ont des régimes d’utilisation différents. Elle se compose d’un grand nombre de modules : batterie, récupération d’énergie au freinage, calculateurs embarqués pour optimiser le tout… Ces modules peuvent être ajoutés à des voitures essence, électrique, à pile à combustible ou même à des installations domestique – c’est dire le potentiel économique !

Malheureusement, je parlais de l’ancrage fort des constructeurs automobiles dans la seconde révolution industrielle, et si l’hybride -aujourd’hui rentable chez tous les constructeurs- a pu réussir, c’est surtout grâce aux aides des différents états. Au Japon cela a permis d’avoir une population conduisant 40% de voitures hybrides.

La voiture : au sein du réseau

Au delà de la technique et de la technologie, l’avenir de la voiture semble être un usage alternatif et surtout spontané. Ce mot est important car ce sont deux catastrophes naturelles qui ont mis ces utilisations en exergue : le tsunami qui a mené à la catastrophe de Fukushima et l’ouragan Sandy.

Durant ces deux catastrophe, fondations, états, entreprises fournirent (autant par philanthropie que pour la communication) du matériel et entre autre des voitures. Rapidement, une pratique a émergé : utiliser la batterie des voitures hybrides comme générateur d’appoint pour les besoin de base en électricité d’une maison : réfrigérateurs, chauffe-eau, plaque à induction. Une voiture hybride peut fournir 1.5 kW pendant 4 jours avec un réservoir plein !

Ces utilisations alternatives ont permis de remettre en question la place de la voiture dans le réseau énergétique (pas que électrique !) et Toyota (ainsi que d’autres) travaille désormais à intégrer ses Prius rechargeables dans les smart-grid, utilise un réseau social d’utilisateurs pour optimiser la mobilité des utilisateurs ainsi que la qualité de leur service de maintenance ! Par exemple votre smartphone peut recevoir l’état actuel de votre voiture et l’envoyer à votre garagiste qui décidera s’il y a besoin de réparation et vous donnera immédiatement ses plages horaires.

Constructeurs de la troisième révolution industrielle = constructeur de mobilité?

M.LEROY a aussi ouvert la discussion à propos de ce que pourrait être la place d’un constructeur automobile dans la troisième révolution industrielle. Sa position était qu’il fallait être un constructeur de mobilité : s’assurer de transporter l’utilisateur d’un point A à un point B que ça soit par voiture, transport en commun, vélo… Il nous a proposé le schéma Voiture->gare train->ville d’arrivée véhicule électrique (scooter, voiture, vélo) -> destination.

Ce schéma me plait et me fait penser aux installations collectives qui ont généré tant de revenu aux villes de Paris et Lille (Vel’lib, Vel’lille, Autolib…) et qui ont permis d’intégrer des voitures électriques sur un business model différent des constructeurs habituels. C’est une expérience qui semble avoir marché. Par contre, à l’opposé, M.LEROY ne croit pas en la stratégie de Renault de miser sur le véhicule électrique comme véhicule pour particulier. Il manque d’autonomie, de performance et il fait peur aux utilisateurs. Il dit que TOYOTA n’a pas trouvé le business model adéquat à l’intégration du véhicule électrique dans sa gamme européenne. Soit, le future nous en dira plus.

Le véhicule du future : le véhicule à pile à combustible

Le véhicule à pile à combustible a plusieurs avantages sur le papier :

  • recharge instantanée
  • efficience énergétique de 83%
  • grande autonomie
  • pas de CO2

Ce véhicule devrait être développé en 2015, mais avant ça à peu près tous les constructeurs cherchent à s’approcher de cette excellence théorique. Peut être, un jour. J’aimerai bien voir les semi-remorque tracté à l’hydrogène, ça, ça ferait des économies.