Retour d’expérience TBC2

Dans le cadre du Label Humanité, nous devons réaliser en deuxième année, un projet mettant en œuvre les compétences acquises lors des formations du Label Humanité.

Le 6 février 2014, avec Yvan Richier, El Mamoun El Bekri El Alaoui et Léopold Gault, j’ai animé à l’ISEN la Big Conf.

Un peu d’histoire

TBC, « The Big Conf » est né en 2013, propulsée par l’association Avenir Climatique. Le concept initial est de sensibiliser la population étudiante via un modèle pyramidal : des formateurs TBC sensibilisent et apprennent à faire une conférence à une centaine d’étudiants, qui dans l’idéal iront sensibiliser une autre centaine d’étudiants qui pourront –s’ils le désirent- devenir conférencier l’année suivante.

Le premier volet de TBC se focalisait sur le climat, le second, qui nous intéresse, sur l’énergie.

Une conférence, des publics

Le grand défi que nous propose TBC, c’est qu’au niveau national, tous les conférenciers auront les mêmes supports et le même discours de base, mais des publics bien différents. Continue reading

World forum 2012 3/3

So here we are for my third and last article about the World Forum for responsible economy in Lille 2012.
This time I will report the conference “The third industrial revolution : renewable energies”.
This conference was split in three parts :
– Energetic mix in Roquette (biochemistry, potato starch specialist)
– Negawatt and network optimisation by Mr.Jaquin of Schneider Electrics
– Energetic revolution in Brasilia by Mr.Rielly of Renovaveis

Energetic mix : the future

Roquette is a french company specialised in the treatment of potato starch and its chemistry.
The company started thinking about renewable energies when  it came out that the source of all energies in the world is biomass and starch is the most flexible biomass product. It can be used as a way to produce polymers, energy (our body consume starch to live)… So what does Roquette do to include biomass -and other renewable energies- into its consumption?

Mr Roquette takes the example of his factory in Alsace – East of France- that has reduced its consuption of gas of 25% and in fine it gas has to be only 20% of the consumption of this factory. It is not enough. CO2 is released by the very production of starch. The factory found one solution : Almost 50% of carbon gas is sent to a tomatoe hydroponic cultivation that needs that gas !

About electrical production, it is assured by two sources : a wood unity -which is fed by the underused local forest- and a geothermal plant.

As a conclusion, Mr Roquette underlines a simple figure : From one provider -with nuclear, fuel and gas production (EDF)- Roquette opened to more than 10 (wood , water, farmers…). It has several pros. First of all : it is local, not centralized. Roquette saves so much because there is less inline loss. Moreover, it reduces the risk of a cut.

Mr Roquette concluded his talking with a proposition : what if the European Union took the head of industrial projects that deal with energy sources by applying an old mecanism that consist in deducting when we import (with tax) and giving back when we export (subvention)?

Negawatt in France and expansion in Brasilia?

Mr.Jaquin and Mr Rielli introduced us about two totally different situations :
In France -and more generally in Europe- we’re making huge efforts to reduce our consumption because it becomes very difficult to pay hydrocarbons, and winter peaks are hardly handled by the network.
In Brasilia, everything is growing up, especially middle class. Something that can look weird to us is that the first purchase of a new middle class familly is… a fridge.
That means an exponential consumption and even if Brasil has ressources, this power has to be provided as soon as possible. As a consequence, renewable energy are a choice that they are forced in because they are local whereas nuclear plants are centralised.

Conclusion

This world forum was really focused on the ideas J.Rifkin developps in his book “the third industrial revolution”, the need of energetic driving by information was the main idea. I think the best conclusion I can bring is just “we have to make it plural” : more technologies to produce, to save, to share… Centralism, monopoly and specialisation are not welcome in the 21th century.

Compte rendu du world forum 2/3

Nous voici donc au début de la seconde partie de mon compte rendu du 6ème world forum de lille sur l’économie responsable. Je m’intéresserai aujourd’hui à la conférence donnée par M.Didier LEROY, CEO de TOYOTA Europe intitulée Troisième révolution industrielle : les transports.

La technologie hybride : économie, modularité, performance

M.Leroy commence sa conférence sur un constat : les constructeurs automobile sont des pures produits de la seconde révolution industrielle, pas de la troisième, encore à venir. Leur business model n’en est que plus impacté.

Pourtant, avec le programmePrius,voiture hybride sortie en 1997 pour le premier modèle, Toyota (et les constructeurs concurrents, PSA en particulier) voit s’ouvrir devant elle la porte de la troisième révolution industrielle.

Au départ, la technologie hybride devait être un hommage aux accords de Kyoto en 1997 et surtout -alors que la courbe du prix du pétrole de cessait de monter- une promesse de consommer moitié moins d’essence.

A l’aune des nouveaux moteurs, à la fois plus petits, plus perfectionnés, mieux construits peut être et qui produisent bien moins qu’avant, ces 50% semblent être surtout marketting. Mais à l’époque c’était une révolution, tant et si bien qu’avec la troisième version de la Prius peu importe qu’elle soit rechargeable ou non, en comparant aux moteurs actuels, le véhicule consomme 66% de moins. Je ne connais pas les chiffres de l’hybride diesel de Peugeot, mais ils ne doivent pas être loin du compte.

La technologie hybride ne se résume pas à un moteur essence et un moteur électrique qui ont des régimes d’utilisation différents. Elle se compose d’un grand nombre de modules : batterie, récupération d’énergie au freinage, calculateurs embarqués pour optimiser le tout… Ces modules peuvent être ajoutés à des voitures essence, électrique, à pile à combustible ou même à des installations domestique – c’est dire le potentiel économique !

Malheureusement, je parlais de l’ancrage fort des constructeurs automobiles dans la seconde révolution industrielle, et si l’hybride -aujourd’hui rentable chez tous les constructeurs- a pu réussir, c’est surtout grâce aux aides des différents états. Au Japon cela a permis d’avoir une population conduisant 40% de voitures hybrides.

La voiture : au sein du réseau

Au delà de la technique et de la technologie, l’avenir de la voiture semble être un usage alternatif et surtout spontané. Ce mot est important car ce sont deux catastrophes naturelles qui ont mis ces utilisations en exergue : le tsunami qui a mené à la catastrophe de Fukushima et l’ouragan Sandy.

Durant ces deux catastrophe, fondations, états, entreprises fournirent (autant par philanthropie que pour la communication) du matériel et entre autre des voitures. Rapidement, une pratique a émergé : utiliser la batterie des voitures hybrides comme générateur d’appoint pour les besoin de base en électricité d’une maison : réfrigérateurs, chauffe-eau, plaque à induction. Une voiture hybride peut fournir 1.5 kW pendant 4 jours avec un réservoir plein !

Ces utilisations alternatives ont permis de remettre en question la place de la voiture dans le réseau énergétique (pas que électrique !) et Toyota (ainsi que d’autres) travaille désormais à intégrer ses Prius rechargeables dans les smart-grid, utilise un réseau social d’utilisateurs pour optimiser la mobilité des utilisateurs ainsi que la qualité de leur service de maintenance ! Par exemple votre smartphone peut recevoir l’état actuel de votre voiture et l’envoyer à votre garagiste qui décidera s’il y a besoin de réparation et vous donnera immédiatement ses plages horaires.

Constructeurs de la troisième révolution industrielle = constructeur de mobilité?

M.LEROY a aussi ouvert la discussion à propos de ce que pourrait être la place d’un constructeur automobile dans la troisième révolution industrielle. Sa position était qu’il fallait être un constructeur de mobilité : s’assurer de transporter l’utilisateur d’un point A à un point B que ça soit par voiture, transport en commun, vélo… Il nous a proposé le schéma Voiture->gare train->ville d’arrivée véhicule électrique (scooter, voiture, vélo) -> destination.

Ce schéma me plait et me fait penser aux installations collectives qui ont généré tant de revenu aux villes de Paris et Lille (Vel’lib, Vel’lille, Autolib…) et qui ont permis d’intégrer des voitures électriques sur un business model différent des constructeurs habituels. C’est une expérience qui semble avoir marché. Par contre, à l’opposé, M.LEROY ne croit pas en la stratégie de Renault de miser sur le véhicule électrique comme véhicule pour particulier. Il manque d’autonomie, de performance et il fait peur aux utilisateurs. Il dit que TOYOTA n’a pas trouvé le business model adéquat à l’intégration du véhicule électrique dans sa gamme européenne. Soit, le future nous en dira plus.

Le véhicule du future : le véhicule à pile à combustible

Le véhicule à pile à combustible a plusieurs avantages sur le papier :

  • recharge instantanée
  • efficience énergétique de 83%
  • grande autonomie
  • pas de CO2

Ce véhicule devrait être développé en 2015, mais avant ça à peu près tous les constructeurs cherchent à s’approcher de cette excellence théorique. Peut être, un jour. J’aimerai bien voir les semi-remorque tracté à l’hydrogène, ça, ça ferait des économies.

Enquête sur le vrai coût de l’énergie

Le débat des énergies renouvelables, du nucléaire doit faire partie d’une r”flexion bien plus grande. Les probl”matiques les plus souvent présentées sont celle du coût du kWh de chaque technologie et son évolution. Mais alors que la France redevient, chiffre de 2011 à  l’appui, exportatrice nette avec l’Allemagne on se rend compte que la géopolitique, le profil des consommateurs et la régularité de la production sont bien plus importantes.

Une idée fausse : nucléaire =électricité à  petit prix

On nous l’a répété : l’électricité peu chère de la France vient du nucléaire. Il se pourrait que ça soit vrai, après tout le nucléaire est actuellement, avec le gaz (que nous ne produisons pas) l’énergie la moins chère. Pourtant, la France et les états Unis, les plus gros producteurs d’énergie nucléaires ne sont pas les moins chers.

Et ce ne sont pas des pays exportateurs de gaz qui les dépassent. Dans le tableau suivant, nous pouvons voir que la France est dans la moyenne  (du panel choisi, mais c’est aussi vrai au niveau européen) :

Pays %nucléaire $/KWh (2009)
Italie 0 16,16
Allemagne 26,1 13,52
Autriche 0 13,31
Espagne 17,5 12,53
Pays-Bas 3,8 11,75
Royaume-Uni 13,5 11,32
Belgique 51,7 9,9
Etats-Unis 20,2 9,27
France 75,6 8,15
Finlande 22 7,94
Canada 14,8 6,33
Australie 0 6,29

On remarquera que l’Italie, le pays le plus cher du panel a abandonné le nucléaire depuis la catastrophe de Tchernobyl, néanmoins nous reparlerons du cas de l’Italie qui depuis 2008 a signé un accord bilatéral avec les Etats Unis pour construire de nouveaux réacteurs.
Pour l’Australie, la décision de sortir du peu de nucléaire qui y était installé est prise en 2008 et actée en 2009. Le cas de l”Australie est aussi très particulier : l’Australie est la plus grande réserve mondiale d’Uranium de qualité, mais aussi la plus grande poubelle au monde pour les déchets nucléaires. L’Australie n’a plus construit de réacteur, mais sa filière du nucléaire a survécu.

L’Australie a développé le Synroc pour contenir les déchets nucléaires. Le Synroc est une sorte de roche synthétique (Synthetic Rock), inventé en 1978 par le professeur Ted Ringwood de l’Australian National University. Cette technologie est utilisée par l’armée américaine pour confiner ses déchets

Ce tableau, repris dans le graphique qui suit est la preuve accablante, une nouvelle fois, que les chiffres ne parlent pas d’eux mêmes. Les deux extrêmes sont des pays sans nuclÃéire, les pays médians (USA, France, Belgique) ont une part importante de nucléaire dans leur mix énergétique (la palme à  la France). De plus, ce que le tableau ne dit pas, parce que les données sont encore plus disparates, c’est que certains pays tels que la Suède (moins chère que la France) basent tout sur le renouvelable (souvent, une grande partie d’hydraulique), et dépassent les 40% de renouvelables une fois la revalorisation des déchets comptée (16% pour la France !).

Prix en fonction de la part de nucléaire

Il semblerait que le coût au kWh d’un pays soit largement différent de la moyenne des coûts au kWh des technologies qu’il utilise.
Dans la suite de mes recherches je me suis intéressé à  la différence entre électricité produite et électricité consommée, en effet, nous savons que la France est exportatrice net, donc il semblerait que les pays voisins produisent beaucoup moins d’électricité qu’ils n’en consomment, faisant monter leur coût.
Autre hypothèse qui module le coût au kWh est liée à  l’utilisation, ou non, du nucléaire : de quel manière est organise le réseau de distribution. En effet, tout comme il est cher de transporter vos chaussures de la Chine à  la France, il est plus cher de transporter l’électricité de Paris à  Brest que d’utiliser l’électricité produite par votre toît.

Le kilowhat géopolitique

J’ai donc, grâce à  Wolfram Alpha, compulsé les données de production et de consommation à  l”année. Et rapidement, j’ai vite été surpris : malgré un nombre relativement faible de pays exportateur net d’électricité, seuls deux pays sur les 13 étudi2s s’offraient le luxe de produire moins (en 2009) qu’ils ne consommaient, et en tête… l’Italie. Si cette donnée m’a rassuré, on trouve aussi la Finlande dans cet état de fait, qui est pourtant moins chère de 11% que la France.

graphique

Mise en parallèle de la consommation et de la production électrique

En y regardant de plus près, on peut deviner l’importance de la géopolitique dans cette histoire. J’ai déjà  parlé des exportations d’uranium par l’Australie, mais deux grands exemples, presque académiques sont l’Europe des 6 et le duo de l’ALENA : le Canada et les USA.
Dans l’Europe des 6, le réseau n’est pas commun, mais tous sont branchés et palient aux faiblesses des autres. Ainsi, même si la France est importatrice d’électricité en 2009/2010 et sûrement 2012 avec l’Allemagne, dès que ses pics de consommation sont passés, elle fournit de l’électricité à  ses voisins, notamment à  l”Italie (toujours elle), qui ont une consommation plus lissée mais pour qui, parfois, il faut quand même pallier à  un manque.
Le cas de l”Europe des 6 est aussi spécial à  cause de son histoire. Premièrement, les 6 pays évoqués étaient colonialistes et obtiennent toujours des avantages économiques dans leurs anciennes colonies devenues indépendantes. Ainsi, la France profite d”un Uranium à  coût plus bas et augmentant moins qu’ailleurs grâce à  l’exploitation que fait Areva dans les pays d’Afrique. Certains y voient du néocolonialisme, peut être est-ce vrai, peut être pas, en attendant, si l’Europe reste une patrie du nucléaire (et l’Italie étant nécessairement importatrice, elle se sert indirectement du nucléaire), c’est grâce à  cette histoire là .
De plus, nous avons pu remarquer une part moins importante d’énergie renouvelables dans cette partie de l’Europe, malgré les efforts de l’Allemagne et les investissements de la France. Mais doit-on rappeler que :
-Les terres rares (Lanthanides) ne se trouvent pas en gisement exploitable dans cette partie de l’Europe, ralentissant ainsi la production de panneaux solaires. Pour information, c’est en Suède que les premiers Lanthanides (dont on pensait qu’ils n’étaient qu’un seul et unique, c’est plus tard qu’on les différencia) ont été découverts. Et c’est la Chine qui en produit le plus.
-l’histoire de ces pays donne naissance à  des quartiers d’époque, qu’il faut mettre aux normes. Une enquête du regrété Jacques Marseille (L’argent des Français) notait que depuis les années 2000, l’immobillier ancien était de moins en moins rentable. Un des raisons est la nécessité de se mettre aux normes d’isolation.
-Le nucléaire est arrivé dans les années 60 suite au choc pétrolier. Les pays européens sont largement importateur de produits pétroliers. Cela génère la nécessité d’nstallation de lignes à  très haute tension sur lesquelles les pertes sont immenses. On notera néanmoins une innovation de Nexans qui crée des raccords de lignes 25% plus économes que les anciens.

États-Unis et Canada, eux, font les choses autrement. Premièrement, le réseau électrique est commun, résultat ce que le Canada produit est en partie consommé par les USA et vice versa. Cette situation continuera d’autant plus que les USA sont très dépendants du Canada en matière d’énergie. Le Canada est : premier fournisseur de pétrole, d’uranium et de gaz des USA en 2009. Si cela évolue au fur et à mesure que l’administration Obama autorise l’extraction du gaz de schiste, les deux pays sont suffisamment immenses pour qu’il soit plus sécurisé pour eux de s’entraider à flux continu.
Ensuite, il y a les grands lac qui depuis le très connu News Deal aux USA produisent de très grandes quantités d’électricité. On y ajoute l’exploitation Canadienne et on se retrouve avec une ressource électrique qui a un coût raisonnable (à  peu près équivalent au nucléaire) mais qui en plus est souple (une turbine ça s’arrête en 10 minutes, un réacteur nucléaire, en plusieurs jours !). Cela aide à  ne pas utiliser les centrales conventionnelles en appoint et donc réduit clairement les coûts. Ajoutons que le Canada produit ses propres hydrocarbures et même du charbon. Si ça n’est pas bon pour l’environnement, cela lisse encore plus les coûts.

Idée reÃçue : l’abondance mène au gaspillage

Dans nos pays arrosé de nucléaire, l’électricité est là  en abondance. Tant et si bien que la France a décidé (peut-être est-ce son secret pour avoir un coût au kWh nucléaire toujours très rentable) de n’utiliser en majorité le chauffage électrique. Intuitivement, cela signifie une consommation par habitant en nette augmentation, surtout que les prix sont plus bas que dans d’autres pays. Dans le graphique suivant, je mets en face à  face la part de nucléaire dans la production nationale d’un pays (donc, je rappelle, les données du Canada et des USA sont un peu biaisées), et la consommation par habitant. Les pays sont classés de gauche à  droite dans l’ordre décroissant du prix au kWh.

Prix en fonction de la part de nucléaire

 

Contrairementà  ce que dit l’intuition, la France est dans la moyenne des pays de ‘UE, en ce qui concerne la consommation par habitant. D’ailleurs, des pays qui, tout à  l’heure, callaient leur production sur la consommation globale (Suède, Finlande) consomment énormément d’énergie. Le froid y est pour quelque chose. On remarque aussi que les États-Unis sont encore une fois dans le haut du panier quand il s’agit de consommer.
L’Allemagne possède aussi un des coûts les plus élevés, avec une part de nucléaire pourtant toujours présente (même s’ils ont décidé de fermer des réacteurs), peut être que l’importance de l’industrie dans cette nation a aussi un impact important. D’ailleurs tous les pays dont le kWh est plus cher que la France sont plus industrialisés que notre pays.

Sources

http://energo.blog.fr/2009/10/02/les-usa-prendront-part-au-renouveau-nucleaire-italien-7085317
wikipedia

commission sénatoriale

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