L’open source est une vitrine durable

Je suis plutôt content de moi. Ces dernières semaines, chez VadeRetro Technology, deux projets internes ont été mis en open-source/libre. Je suis un des acteurs mis en avant dans cette stratégie.

Les lecteurs attentifs auront déjà trouvé deux problèmes dans cet article :

  • j’ai dit “open-source/libre”. Mais qui suis-je pour mettre les deux au même niveau?
  • l’article est rangé dans la catégorie “développement durable”. Pourquoi causer DD dans un truc bien techos?

Alors rassurez-vous, je ne confonds pas Open-source et Libre, et je ne suis pas là pour faire du green-washing. Mon but est de faire comprendre comment ma sensibilité dans les principe du développement durable et ma confiance personnelle en le logiciel libre m’on permis de faire démarrer un mouvement de libération du code chez VR avec quelques collègues. Surtout, je voulais mettre quelques apports en exergue.

L’éthique du développeur durable

Si le titre est accrocheur, mon ambition n’est pas de créer une charte, loin s’en faut. Non, je veux simplement expliquer la manière de penser qui m’a poussé à proposer le projet de framework d’automatisation des tests système et d’intégration en tant qu’outil open source.

Soyons clair, mon but est d’en faire un logiciel LIBRE. L’open-source n’est ici que le dénominateur commun qui permet de faire le lien entre les ambitions économiques de l’entreprise et la volonté des développeurs de l’équipe Innovation Lab. Rappelons que le logiciel libre s’axe sur 4 piliers :

  • liberté d’usage
  • liberté de distribution
  • liberté de lecture du code
  • liberté de modification.

Ce qui me plait dans ces quatre piliers, c’est qu’au moment où ils ont été défini, un volet très important a été consacré à l’éthique lors du développement. Je sais que la FSF a fini par avoir un comportement assez extrême en matière de “défense” du logiciel libre, mais l’idéal de départ reste présent et c’est cet idéal d’un logiciel qui rend les meilleurs services possible en fonction des besoins de chacun et dans le respect des valeurs de l’autre qui m’intéresse. Le jeu des licences, qui est à mon sens mortifère car il faut entrer en jeu des “copyright troll” qui sont soit des européens qui veulent défendre le droit d’auteur (différent fondamentalement du copyright) soit des anglo-saxons qui veulent récupérer une poule aux oeufs d’or facilement.

L’idée de passer en open source permet d’apporter au collectif de l’entreprise les avantages suivants :

  • une vitrine du savoir-faire : l’open-source c’est montrer notre code et donc combien on travaille sur des problématiques kawaï du point de vue technique
  • une récompense non quantifiable pour les développeurs : je l’ai dit au début de ce billet : je suis content de moi. D’ailleurs, le jour où les deux projets ont été libéré, le réflex de plusieurs collègues d’autres équipes a été de nous envoyer un mail avec le mot “Félicitations”.
  • une chance inouïe de faire intégrer à l’entreprise les valeurs étiques du libre : le premier pas a été fait via l’open-source, le suivant est en cours.

N’oublions-pas que le développement durable ne se limite pas à l’écologie. Avoir une communauté de développeurs ouverte, défendant une éthique mettant en avant les apports humain du développement logiciel est primordial. J’ajouterai qu’il ne faut pas oublier que le logiciel et la machine ont bouleversé le paysage social en créant du chômage. Alors remettre de l’éthique dans notre travail, en plus d’être valorisant permettra de recréer des cercles vertueux dans notre manière d’utiliser ces outils. En ce sens les travaux des géographes dans l’open-source sont une preuve que ce que j’avance est utilise à notre société.

N’oublions-pas que l’open-source est aussi une chance supplémentaire d’accueillir des femmes dans notre métiers bourré de testostérone (et ça commence à me gonfler perso).

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