Retour d’expérience TBC2

Dans le cadre du Label Humanité, nous devons réaliser en deuxième année, un projet mettant en œuvre les compétences acquises lors des formations du Label Humanité.

Le 6 février 2014, avec Yvan Richier, El Mamoun El Bekri El Alaoui et Léopold Gault, j’ai animé à l’ISEN la Big Conf.

Un peu d’histoire

TBC, « The Big Conf » est né en 2013, propulsée par l’association Avenir Climatique. Le concept initial est de sensibiliser la population étudiante via un modèle pyramidal : des formateurs TBC sensibilisent et apprennent à faire une conférence à une centaine d’étudiants, qui dans l’idéal iront sensibiliser une autre centaine d’étudiants qui pourront –s’ils le désirent- devenir conférencier l’année suivante.

Le premier volet de TBC se focalisait sur le climat, le second, qui nous intéresse, sur l’énergie.

Une conférence, des publics

Le grand défi que nous propose TBC, c’est qu’au niveau national, tous les conférenciers auront les mêmes supports et le même discours de base, mais des publics bien différents.

A Lille, deux TBC avaient lieu cette année : une à la catho (rassemblant la FLST, HEI, ISA, ISEN, ICAM) et une à l’EDHEC.

Parler à des élèves ingénieurs est à la fois plus simple car ils ont les bases scientifique nécessaires et aussi l’intérêt mais aussi bien plus dur car c’est un public bien plus exigent techniquement parlant.

Je ne sais comment a vécu cette conférence le groupe de l’EDHEC, mais pour notre part nous craignions des questions extrêmement techniques et demandant des sources chiffrées très précises. D’autant plus que nous avions dans la salle des élèves de l’ISA, école d’agronomie dont le cursus « développement durable » est bien plus poussé que le nôtre !

J’avais donc préparé un ensemble documentaire sur lequel piocher en cas de question. Loi de Moore oblige, la seule question technique à laquelle nous avons eu droit n’était pas dans mes documents, déception de ce point de vue, mais fierté quand j’ai pu répondre plus profondément aux autres questions grâce à ces documents.

Nous avons –surtout Mamoun et moi- désiré ajouter une ouverture à notre conférence via des slides présentant des actions menées concrètement autour de nous. J’ai été chanceux d’obtenir la collaboration de messieurs Berthe (ISEN) et Batori (ISA) pour construire cette ouverture. L’un et l’autre m’ont accordé une heure de leur temps alors qu’ils avaient un travail monstrueux à abattre. J’ai beaucoup apprécié la joie et l’investissement qu’ils ont mis à m’expliquer leurs réalisations, leur travail.

Communication interne, externe, avec l’administration…

Organiser un événement, c’est bien. Mais ça demande des capacités de communication énormes. S’il y a un point qu’il faudrait améliorer dans toute cette expérience, c’est bien celui-ci.

Premièrement, la communication interne au groupe et avec avenir climatique n’a pas été de grande qualité. Trois groupes Google, deux Facebook ont été créés avec des périmètres différents mais toutes les personnes concernées n’ont pas été invitées. Un vrai problème.

Avec l’administration –un bon défi à la Française- c’est encore pire. Parce que mine de rien, l’administration, c’est une partie prenante dont on ne connait pas très bien les motivations.

A la FLST, TBC2 a été ajoutée immédiatement après la requête de Mamoun aux agendas.

A l’ISEN/ISA/HEI/ICAM, c’est au Label Humanité que mesdames Grumetz et Canonne (ISEN) ont immédiatement agi pour promouvoir la conférence et la compter en tant que Master Class.

Mais vient le moment de choisir une salle. Refus de la FAC : ça coûte. On tente à l’ISEN, l’administration semble accepter, alors on officialise. Un jour plus tard tout était OK, l’ISEN communiquait pour améliorer son image à l’extérieur. La FAC rapplique en disant « on a payé, venez chez nous », et là les discours fusent de partout, l’ISEN qui avait lancé toutes les procédures n’accepte pas. Il va falloir s’énerver un peu –et ne j’aime pas ça parce qu’ici personne en interne n’avait à recevoir mon énervement, mais au moins ça a marché- et finalement on choisit l’ISEN.

Problème : je suis aussi président du CII, et depuis pas mal de temps, une LAN était prévue à l’ISEN le jour où nous avons décidé de faire la TBC. L’ISEN a donc refusé la LAN, mettant un peu mon équipe dans une mauvaise situation. J’ai pris le parti de les défendre, mais pieds et poings liés, j’ai fini par dire qu’il fallait annuler. C’est un échec total de ce point de vue. Mais je comprends, la communication pour les deux événements aurait été brouillée.

Conclusion

95 personnes ! C’est le record d’audience pour TBC cette année, et nous en sommes très heureux. De plus, par soucis de cohérence, un pot avec de la boisson bio et des fruits a été proposé.

Les retours sont plutôt positifs de la part des personnes qui assistaient à la conférence, même si les plus avancés techniquement sont un peu restés sur leur faim.

En tout cas, cela a été l’occasion de belles rencontre, Léa, Edouart de Avenir Climatique, tout à tas de conférenciers de différents horizon lors des journées de formation…

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