Compte rendu du world forum 2/3

Nous voici donc au début de la seconde partie de mon compte rendu du 6ème world forum de lille sur l’économie responsable. Je m’intéresserai aujourd’hui à la conférence donnée par M.Didier LEROY, CEO de TOYOTA Europe intitulée Troisième révolution industrielle : les transports.

La technologie hybride : économie, modularité, performance

M.Leroy commence sa conférence sur un constat : les constructeurs automobile sont des pures produits de la seconde révolution industrielle, pas de la troisième, encore à venir. Leur business model n’en est que plus impacté.

Pourtant, avec le programmePrius,voiture hybride sortie en 1997 pour le premier modèle, Toyota (et les constructeurs concurrents, PSA en particulier) voit s’ouvrir devant elle la porte de la troisième révolution industrielle.

Au départ, la technologie hybride devait être un hommage aux accords de Kyoto en 1997 et surtout -alors que la courbe du prix du pétrole de cessait de monter- une promesse de consommer moitié moins d’essence.

A l’aune des nouveaux moteurs, à la fois plus petits, plus perfectionnés, mieux construits peut être et qui produisent bien moins qu’avant, ces 50% semblent être surtout marketting. Mais à l’époque c’était une révolution, tant et si bien qu’avec la troisième version de la Prius peu importe qu’elle soit rechargeable ou non, en comparant aux moteurs actuels, le véhicule consomme 66% de moins. Je ne connais pas les chiffres de l’hybride diesel de Peugeot, mais ils ne doivent pas être loin du compte.

La technologie hybride ne se résume pas à un moteur essence et un moteur électrique qui ont des régimes d’utilisation différents. Elle se compose d’un grand nombre de modules : batterie, récupération d’énergie au freinage, calculateurs embarqués pour optimiser le tout… Ces modules peuvent être ajoutés à des voitures essence, électrique, à pile à combustible ou même à des installations domestique – c’est dire le potentiel économique !

Malheureusement, je parlais de l’ancrage fort des constructeurs automobiles dans la seconde révolution industrielle, et si l’hybride -aujourd’hui rentable chez tous les constructeurs- a pu réussir, c’est surtout grâce aux aides des différents états. Au Japon cela a permis d’avoir une population conduisant 40% de voitures hybrides.

La voiture : au sein du réseau

Au delà de la technique et de la technologie, l’avenir de la voiture semble être un usage alternatif et surtout spontané. Ce mot est important car ce sont deux catastrophes naturelles qui ont mis ces utilisations en exergue : le tsunami qui a mené à la catastrophe de Fukushima et l’ouragan Sandy.

Durant ces deux catastrophe, fondations, états, entreprises fournirent (autant par philanthropie que pour la communication) du matériel et entre autre des voitures. Rapidement, une pratique a émergé : utiliser la batterie des voitures hybrides comme générateur d’appoint pour les besoin de base en électricité d’une maison : réfrigérateurs, chauffe-eau, plaque à induction. Une voiture hybride peut fournir 1.5 kW pendant 4 jours avec un réservoir plein !

Ces utilisations alternatives ont permis de remettre en question la place de la voiture dans le réseau énergétique (pas que électrique !) et Toyota (ainsi que d’autres) travaille désormais à intégrer ses Prius rechargeables dans les smart-grid, utilise un réseau social d’utilisateurs pour optimiser la mobilité des utilisateurs ainsi que la qualité de leur service de maintenance ! Par exemple votre smartphone peut recevoir l’état actuel de votre voiture et l’envoyer à votre garagiste qui décidera s’il y a besoin de réparation et vous donnera immédiatement ses plages horaires.

Constructeurs de la troisième révolution industrielle = constructeur de mobilité?

M.LEROY a aussi ouvert la discussion à propos de ce que pourrait être la place d’un constructeur automobile dans la troisième révolution industrielle. Sa position était qu’il fallait être un constructeur de mobilité : s’assurer de transporter l’utilisateur d’un point A à un point B que ça soit par voiture, transport en commun, vélo… Il nous a proposé le schéma Voiture->gare train->ville d’arrivée véhicule électrique (scooter, voiture, vélo) -> destination.

Ce schéma me plait et me fait penser aux installations collectives qui ont généré tant de revenu aux villes de Paris et Lille (Vel’lib, Vel’lille, Autolib…) et qui ont permis d’intégrer des voitures électriques sur un business model différent des constructeurs habituels. C’est une expérience qui semble avoir marché. Par contre, à l’opposé, M.LEROY ne croit pas en la stratégie de Renault de miser sur le véhicule électrique comme véhicule pour particulier. Il manque d’autonomie, de performance et il fait peur aux utilisateurs. Il dit que TOYOTA n’a pas trouvé le business model adéquat à l’intégration du véhicule électrique dans sa gamme européenne. Soit, le future nous en dira plus.

Le véhicule du future : le véhicule à pile à combustible

Le véhicule à pile à combustible a plusieurs avantages sur le papier :

  • recharge instantanée
  • efficience énergétique de 83%
  • grande autonomie
  • pas de CO2

Ce véhicule devrait être développé en 2015, mais avant ça à peu près tous les constructeurs cherchent à s’approcher de cette excellence théorique. Peut être, un jour. J’aimerai bien voir les semi-remorque tracté à l’hydrogène, ça, ça ferait des économies.

Compte rendu du World Forum 1/3

Du 15 au 17 Novembre a eu lieu le World Forum de Lille sur l’économie responsable. J’ai pour ma part pu assister uniquement à l’après midi du 15 novembre, néanmoins ce fut une journée très instructive, intéressante et qui mène vraiment à la réflexion.

Je commence donc ici une série de 3 articles dont un (le dernier) en anglais à propos de ce que j’ai vécu durant cette journée. Cet article-ci se veut global, et me permet aussi de tirer les enseignement de ma rencontre avec M.Téné qui est membre du think tank World Forum Institute. Le second article reviendra plus avant sur la conférence que donnait le CEO de Toyota Europe sur la place des transports dans la troisième révolution industrielle. Le dernier article, qui sera en anglais, et qui clôturera cette série reviendra sur le dialogue à propos des énergies renouvelables.

Rencontre avec M.Téné : la RSE en Afrique

J’ai donc pu, mercredi midi, déjeuner avec M.Thiery TENE, fondateur de l’Institut Afrique RSE. En tant qu’expert en RSE en Afrique, il était le mieux placer pour me parler de l’intégration au niveau mondial des inquiétudes qui, somme toute, sont nées dans le monde occidental quand il s’est rendu compte qu’il avait, par trop, gaspillé les ressources qui lui était disponibles.

Notre discussion a donc rapidement tourné autour des différences culturelles qu’il y avait entre la France et les pays Africains dès qu’on parle de RSE.
En effet, la France est un pays très formaliste, procédurier… et la RSE cela implique des rapports complet, détaillés, contraignants sur le comportement des entreprises.

A  l’opposé, les Africains vivent plutôt de l’économie informelle, et cela a pour impact que ce genre de rapport n’a aucun sens là bas. Sans compter que l’idée y est ancrée que Responsabilité Sociale des Entreprises signifie philanthropie. C’est à dire que leur premier réflex quand les entreprises africaines parlent de RSE c’est de montrer les dons qu’elles ont faites aux diverses fondations et associations.

La troisième révolution industrielle

C’était l’atelier principal de ce world forum : la troisième révolution industrielle. Au vue du nombre de fois où il a été cité, il semblerait que ce soit l’économiste américain Jeremy RIFKIN (qui a dédicacé son livre durant l’après midi d’ailleurs) qui soit sinon à l’origine du moins responsable de la forte utilisation de cette expression.

Everything in universe is energy or mean

Cette citation “tout dans l’univers n’est qu’énergie ou information” est le leitmotiv de ce world forum, qui motive l’appellation de “révolution industrielle”.

En effet, historiquement, les deux premières révolutions industrielles sont la découverte -pour faire face à la croissance démographique- de nouvelles énergies. Aujourd’hui, à l’époque des smart grid, des générations hyper-connectées, de l’électronique embarquée, de l’optimisation de toute action de l’Homme par la machine, dire que nous avons intégré la place de l’information dans notre vie est un euphémisme. Néanmoins, sauf avec les naissant smart grid nous n’avons pas encore réussi à mettre en place un réseau d’information qui agisse sur nos problèmes énergétiques. La conférence sur les transports, comme la pub pour G+ où l’on voit deux personnes chercher des “pluggers” prouve bien que l’optimisation du rapport consommation/production n’est qu’une petite partie de cette troisième révolution industrielle à venir.

Autre point important qui est revenu à peu près tout le temps dans les différentes conférences, c’est l’importance des utilisations alternatives de toutes les ressources disponibles. Que ça soit Roquette qui envoie son CO2 dans des serres hydroponiques, ou bien des particuliers japonais qui utilisent la batterie de leur voiture hybride pour faire fonctionner l’électricité minimale de leur maison.

Auto apprentissage

S’il y a un concept qui me plait beaucoup avec l’ère numérique, c’est l’auto apprentissage.
Pourquoi l’air numérique en particulier? Eh bien parce que cela multiplie à  l’infini les documents intéressants qui vous dirigent vers cet auto apprentissage. Mais en plus, grâce aux blogs (j’ai une préférence toute personnelle pour mageekbox et http://www.geek-directeur-technique.com/ ) on peut profiter d’expériences de personnes qu’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam et ça me plait.

Je ne reviendrait pas sur l’éternel cauchemar des professeurs qu’est wikipédia (quoique certains des miens soient des contributeurs apparemment très appréciés). Ce débat est, je trouve, stérile, tout a été dit à  ce propos.

Par contre, pour quelqu’un, comme moi, qui se dirige vers une carrière de développeur, a un rêve aéronautique, et une expérience en développement web, l’auto formation, ça signifie surtout engranger un savoir, voire un savoir faire technique ou humain.
Et quand vient la technique, en premier lieu viennent les langages et les framework.

Soyons clair, je ne donne aucune valeur au nombre de langage que je sais utiliser, que je “maîtrise” (il paraît qu’il ne faut pas avoir peur de ce mot, mais moi, je ne l’envisage qu’encadré de guillemets) ou dans lesquels je n’ai que des notions.
Par contre, j’aime beaucoup obtenir des expériences avec les différentes technologies que je teste.
J’ai pu utiliser code igniter (même si ce ne fut que pour migrer une application de CI vers Symfony), j’ai eu des projets intéressants mais qui ne se sont pas concrétisés (trop long à développer, manque de motivation du groupe au départ) sur Symfony et c’est ça qui me plait le plus. Et qui pose aussi le plus de problèmes.

Il y a peu, j’affirmais haut et fort “J’aime le PHP et je le vis bien”. C’est toujours vrai. Mais j’avais aussi toujours eu envie de tester le C# et, en ce qui concerne le web, l’ASP.NET qui me paraissait un monde merveilleux.

Mais, si apprendre comment faire un getter en C#, comment ajouter un contrôleur ASP MVC, comment personnaliser une route est très simple, je n’avais simplement pas eu l’occasion ni l’intérêt de le faire. Et ça c’est un sacré frein.

Mais, heureusement, j’ai eu envie de m’engager dans une association étudiante, en l’occurrence, le Club Informatique ISEN. Et puisque mon point faible c’était la timidité quand il s’agit de demander des ressources, des autorisations… aux autres, j’ai choisi de devenir leur responsable évènementiel histoire de vraiment me remettre en question en étant au pied du mur.
Le président du club me disait “bah, c’est pas compliqué, tu fais la paperasse pour 3 ou 4 LAN, une vente de Noël et puis c’est tout”. Si c’était sensé être simple au départ, en fait les membres du bureaux, le président en tête, ont décidé de revoir les ambitions du club à  la hausse et m’incombe l’organisation d’un concours de programmation.

Là  ça fait peur, car il faut non seulement prévoir un règlement, des sponsors, des lots, un suivi des candidats, un moyen de les classer… Mais surtout, il faut une idée de concours.

Encore une fois, c’est une “idée” qui manque à  l’appel. Heureusement j’en ai eu une et elle est l’occasion pour moi de me mettre à  cet auto apprentissage que je désirais tant à  propos de C# et d’ASP.
Et je m’amuse pas mal en fait ! Bon, OK, je n’utilise pas toute les technos .NET, notamment à cause de limitations de ressources. En effet, tant que je n’aurais pas mes sponsors, la seule solution que j’aurai sera ma solution de repli qui est un serveur kimsufi OVH basé sur Debian et que je loue avec des amis. Donc si j’ai une certaine souplesse dans la configuration de MONO (car sur Debian, pas d’IIS), je suis par contre, pour des raisons qui sont propres à  notre groupe d’amis l’obligation d’utiliser MySQL. Ensuite, mon système étant très simple, je n’avais pas envie de passer par des outils plus complexes tels que Entity Framework (même si j’avoue que j’aime beaucoup ce que j’ai pu en voir dans les différents livres et tutoriels) ou LINQ to SQL. Je sais que c’est dommage, mais c’est un choix que j’assume.
En attendant, je démarche auprès de Microsoft France et peut être d’OVH pour obtenir, peut être, des ressources du type IIS pour, peut être, si j’en ai le temps, finir par migrer vers des solutions plus “orientées Microsoft” puisqu’après tout, j’ai fait cela pour utiliser des technos microsoft et commencer à  m’y familiariser.

Oh et puis côté affect, C# et ASP.NET montent largement dans mon estime, JAVA, que j’apprends en tant que cours de mon cursus scolaire (ISEN) avec un enseignant passionné (et c’est peu de le dire) lui me rebute un peu quand même, même si les quelques essais que j’ai fait en développement Androïd m’ont plu. (tiens, encore une idée qui est tombée du ciel en commun avec les amis dont je parlais plus haut. C’est une autre histoire)